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Chatbot sur votre site : la mention IA est-elle obligatoire ?

Un artisan plombier lit sur son téléphone la conversation d'un assistant virtuel affichée sur le site de son entreprise

Un visiteur écrit à 22 h sur le site de votre cabinet : « Vous faites les devis gratuits ? » Une réponse arrive en deux secondes, polie, précise. Il croit parler à votre secrétaire. C'est un assistant virtuel que vous avez installé il y a un mois.

Depuis l'été 2026, la question se pose : ce visiteur doit-il savoir qu'il parle à une machine ? Si vous avez un chatbot sur votre site web, la mention IA obligatoire est un sujet à régler, et il se règle en une phrase.

Cet article vous donne la règle telle qu'elle est écrite, la phrase à copier, et l'endroit où la placer. Il ne remplace pas un avis d'avocat. Il vous évite surtout de vous demander si vous êtes en règle sans savoir par où commencer.

Chatbot sur un site web : que dit la règle européenne ?

Le règlement européen sur l'intelligence artificielle (règlement UE 2024/1689) contient un article 50 sur la transparence. Pour les chatbots, son premier paragraphe dit en substance ceci : les systèmes d'IA conçus pour dialoguer directement avec des personnes doivent faire en sorte que ces personnes sachent qu'elles parlent à une IA. Le texte prévoit une exception : quand c'est évident pour une personne raisonnablement informée et attentive.

Le paragraphe 5 ajoute deux précisions utiles. L'information doit être claire et bien visible. Et elle doit être donnée au plus tard lors de la première interaction. Source : texte de l'article 50 sur artificialintelligenceact.eu.

Côté calendrier, plusieurs analyses juridiques indiquent que l'article 50 s'applique depuis le 2 août 2026. Le report décidé par le « Digital Omnibus » concerne d'autres volets, notamment les systèmes à haut risque et le marquage technique de certains contenus générés, pas l'information sur les chatbots (Leto, cabinet juridique). Je n'ai pas pu confirmer chaque date sur le Journal officiel de l'UE. Si votre situation est sensible, faites relire par un juriste.

Qui est concerné : vous ou l'éditeur du chatbot ?

Lecture stricte du texte : l'obligation vise d'abord le fournisseur, c'est-à-dire l'éditeur de l'outil. Vous, vous êtes celui qui l'installe sur son site.

En pratique, ne comptez pas là-dessus. Deux raisons :

  • Un éditeur peut avoir prévu un message d'accueil, ou pas. Beaucoup de widgets se configurent librement.
  • Votre visiteur voit votre site. S'il se sent trompé, c'est à vous qu'il s'en prend, pas à un éditeur dont il ignore le nom.

Premier réflexe : ouvrez votre site sur un téléphone, déclenchez le chatbot, et regardez la première chose qui s'affiche. Si rien ne dit que c'est une IA, il manque une phrase.

Quelle phrase afficher dans la fenêtre du chatbot ?

Courte, claire, sans jargon. Quelques exemples à adapter :

  • « Bonjour, je suis l'assistant virtuel du cabinet. Je suis une intelligence artificielle. »
  • « Vous échangez avec un assistant automatique (IA). Pour parler à une personne, cliquez sur "Contacter l'équipe". »
  • « Cet assistant est une IA. Il peut se tromper : pour un devis ferme, appelez-nous. »

Ce qui rend une mention valable, d'après le texte : elle est visible (pas en gris pâle sous le bouton) et présente dès le premier message. Une ligne cachée dans les mentions légales ne remplit pas cette condition.

Ajoutez, si vous le pouvez, une porte de sortie vers un humain. Ce n'est pas exigé par l'article 50. C'est ce qui rassure votre visiteur, et un client rassuré écrit plus facilement.

Exemples de mention selon le métier

Le ton change selon votre clientèle. L'idée reste la même : dire que c'est une IA, dire ce qu'elle sait faire, proposer un humain.

  • Plombier ou artisan : « Assistant IA de l'entreprise. Je prends votre demande et je note vos coordonnées. Pour une urgence, appelez directement. »
  • Cabinet (comptable, kiné, avocat) : « Je suis un assistant automatique. Je ne donne pas de conseil personnalisé. Pour un avis, prenez rendez-vous avec le cabinet. »
  • Commerce : « Assistant IA de la boutique. Je réponds sur les horaires, la livraison et les retours. Une question précise sur une commande ? Écrivez-nous. »
  • Agent immobilier : « Assistant IA de l'agence. Je peux vous orienter vers les annonces. Pour une visite, un conseiller vous recontacte. »

Remarquez ce que ces phrases ont en commun : aucune ne promet que l'IA ne se trompe jamais. Pour un cabinet ou une profession réglementée, cette prudence compte. Un chatbot ne doit pas donner l'impression de rendre un conseil professionnel à la place de vous.

Une bulle de discussion bleue avec une petite étiquette lumineuse posée sur un écran d'ordinateur, devant un comptoir de commerce

Vérification en 5 minutes

Faites ce test aujourd'hui, avec votre téléphone :

  1. Ouvrez votre site en navigation privée, comme un visiteur qui vous découvre.
  2. Déclenchez le chatbot. Lisez le tout premier message à voix haute.
  3. Demandez-vous : une personne pressée comprend-elle qu'elle parle à une IA ? Si la réponse est « peut-être », changez la phrase.
  4. Posez une question piège (« Quel est votre tarif exact ? »). Si l'assistant invente un prix, corrigez ses consignes ou coupez-le.
  5. Cherchez le bouton qui mène à un humain. S'il n'existe pas, ajoutez un numéro ou un formulaire.

Le point 4 est celui qu'on oublie. Une mention IA claire protège votre visiteur d'une confusion, mais elle ne protège pas votre image si l'assistant donne un faux prix devant un client.

Où placer la mention sur le site ?

Du plus important au plus facultatif :

  1. Dans le premier message du chatbot. C'est l'endroit qui compte.
  2. Sur le bouton ou l'en-tête de la fenêtre, par exemple « Assistant IA ».
  3. Dans votre politique de confidentialité, avec une phrase sur les données saisies dans la conversation.

Le point 3 n'est pas le même sujet que l'article 50, mais il va avec : un visiteur qui écrit son nom et son téléphone à un chatbot vous confie des données personnelles. Dites-lui à quoi elles servent.

Quand la mention n'est pas nécessaire

Le texte laisse un cas de côté : quand c'est évident. Une fenêtre qui s'appelle « Assistant IA », avec un robot dessiné et une première phrase qui le dit, rend la chose évidente. C'est précisément ce que vous obtenez en suivant les conseils plus haut.

Si en revanche votre chatbot porte un prénom humain, une photo de personne et un ton de conversation entre amis, ne comptez pas sur « l'évidence ». Affichez la phrase.

Et si vous n'avez pas de chatbot ? Rien à afficher. Un formulaire de contact, un numéro de téléphone et une adresse mail suffisent largement pour beaucoup de TPE. Un chatbot n'est pas une obligation commerciale : pour un plombier ou un boulanger, il vaut parfois mieux un bouton « Appeler » bien placé.

Chatbot ou pas : ce que votre site doit faire d'abord

Avant de vous poser la question du chatbot, vérifiez ces bases :

  • Le numéro de téléphone s'affiche en un clic sur mobile.
  • Les horaires et l'adresse sont visibles sans scroller.
  • Un formulaire court (nom, téléphone, besoin) arrive dans votre boîte mail.
  • La page se charge vite sur téléphone.

C'est ce que nous mettons dans un site Fiddes Web : une base simple, sans widget que vous ne maîtrisez pas. Si plus tard vous ajoutez un chatbot, vous savez où il va et où écrire la mention : un site propre se modifie sans casse-tête. Le pack Essentiel à 490 € (1 page, livrée en 5 jours) et le pack Pro à 990 € (jusqu'à 5 pages, livré en 7 jours) sont affichés sur la page des packs. L'hébergement et la maintenance coûtent 39 € par mois, engagement de 12 mois. Aucun travail ne commence avant paiement.

Fiddes Web

Un site propre, où la mention se place en une minute

Le pack Essentiel coûte 490 € (1 page, livrée en 5 jours). Le pack Pro coûte 990 € (jusqu'à 5 pages, livré en 7 jours). Voir les packs et commander.

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Questions fréquentes

Un chatbot sur un site web doit-il dire qu'il est une IA ?

Oui, en principe : l'article 50 du règlement européen demande que la personne sache qu'elle parle à une IA, sauf si c'est évident. L'information doit être claire et donnée au plus tard au premier échange. Le plus simple est une phrase dans le message d'accueil.

Depuis quand la mention IA est-elle obligatoire ?

Plusieurs analyses juridiques situent l'application de l'article 50 au 2 août 2026. Le report de l'Omnibus numérique concerne d'autres volets du règlement. Vérifiez sur le Journal officiel de l'UE ou avec un juriste si votre cas est sensible.

Où placer la mention sur le site ?

D'abord dans le premier message du chatbot, c'est l'endroit qui compte. Ensuite dans l'en-tête de la fenêtre, par exemple « Assistant IA ». Vous pouvez compléter par une ligne dans votre politique de confidentialité sur les données saisies dans la conversation.

Faut-il un chatbot sur le site d'une TPE ?

Non. Beaucoup de TPE s'en passent : un numéro cliquable, des horaires visibles et un formulaire court répondent à la plupart des demandes. Un chatbot a du sens si vous recevez beaucoup de questions répétitives, hors horaires, et que vous pouvez relire ses réponses.

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